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Adrien PETIT & Steve CHAINEL de l’équipe COFIDIS

Kiwisanté sur
La Voix du Nord 

Le sportif

Appliquer du froid sur une blessure ou un traumatisme est presque un réflexe dans les milieux sportifs. Au-delà du soulagement et de l'effet parfois magique de l'éponge glacée, quels sont, aujourd'hui, les mécanismes, les limites et les perspectives de la cryothérapie ?

Le sport professionnel moderne pousse les athlètes jusqu’aux limites de la résistance du corps humain. Avec le perfectionnement des méthodes d’entraînement, ces limites sont régulièrement dépassées et il est difficile de définir le véritable terme des possibilités humaines dans la course incessante aux records. La commercialisation du sport et la popularité des grandes compétitions sportives à la télévision et, par conséquent, les sommes de plus en plus importantes payées aux sportifs aggravent cette situation. Tout cela crée de nouveaux problèmes médicaux. De nouvelles maladies liées à l’entraînement sportif intensif apparaissent. Il existe ainsi une pression du milieu sportif qui pousse à trouver des solutions pour soigner plus rapidement et plus efficacement les conséquences de nombreux traumatismes sportifs traditionnels. La médecine du sport doit ainsi satisfaire à ces nouvelles exigences. C’est pourquoi on recherche de nouvelles méthodes et on applique les techniques médicales les plus modernes pour que les sportifs blessés puissent reprendre leur activité le plus vite possible.

Certains traumatismes sportifs sont dus à l’action de forces de grande intensité et alors on les nomme "aigus" - ils sont presque imprévisibles et les possibilités de prévention sont donc restreintes. Par contre, la plupart des traumatismes sportifs se produisent suite à l’action répétitive de forces de faible intensité sur de longues périodes. Ces traumatismes, chroniques ou "de surcharge", exigent une approche diagnostique et curative spéciale. Dans ce cas, des mesures préventives s’imposent.

La plupart des traumatismes chroniques résultant de la pratique intensive du sport se manifestent par la douleur et la tuméfaction, donc par les symptômes de l’inflammation. Depuis très longtemps, on sait que pour remédier à l’inflammation, il est bon de baisser la température localement au niveau du traumatisme. Les progrès de la cryogénie, science examinant la réaction de la matière aux températures extrêmement basses, ont permis de trouver un moyen pour lutter efficacement contre l’inflammation des tissus - la cryothérapie.

Le refroidissement des tissus non seulement diminue le rendement de la respiration cellulaire mais aussi libère certains enzymes des cellules endommagées. Ce qui stoppe la dislocation des liaisons très énergétiques (ATP, sucres simples, glycogène) ainsi que la production des bradykinines, des prostaglandines et de l’histamine. Grâce à la réduction de la perméabilité de l’endothélium des vaisseaux sanguins, les risques de tuméfaction diminuent car la contraction des vaisseaux réduit le saignement.

Les températures extrêmement basses ont aussi une influence importante sur le système nerveux. La vitesse de transmission des stimulus diminue et par conséquent, la sensation de douleur également. Une étude sur la stimulation de la production des endorphines est en cours mais ses résultats ne sont pas encore confirmés. Par contre, l’étude de l’influence du froid sur le collagène (élément des tendons, des ligaments et des muscles) a montré que le froid rend les fibres plus élastiques et ainsi plus résistantes à l’extension. De plus, l’influence du froid sur les muscles limite la spasticité et diminue la tension inter tissulaire. Enfin, les résultats des examens concernant l’influence stimulante des températures extrêmement basses sur le système immunitaire sont très intéressants, surtout en ce qui concerne l’immunité cellulaire.

Toutes ces possibilités que crée l’application du froid rendent la cryothérapie très attractive dans la médecine sportive. Le froid peut être appliqué aussi bien dans le traitement des traumatismes "aigus" ou "de surcharge" que dans la régénération biologique.